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Les rayons de la propagande

novembre 11, 2008

Notre espace de communication visuelle est saturé, dixit Noami Klein. Pis, c’est notre imagination qui est saturée d’images (30 000 messages publicitaires par an en moyenne paraît-il). Et si l’on suit la journaliste canadienne jusqu’au bout de son raisonnement, c’est notre liberté de penser qui est en jeu. Pas étonnant donc que certains reprennent les armes des communicants professionnels pour les subvertir.

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Passons sur le travail des adbusters et de leurs émules français car maintenant la résistance s’organise et se dote de nouvelles armes. Merci tout d’abord à l’un de mes étudiants pour avoir remarqué celle-ci sur son blog. Le Graffiti Research Lab ne s’est pas contenté de mettre au point un système portatif de projection de graf au laser mais il en diffuse également une version open source… A l’aide d’un stylet pointeur, il est désormais possible de tagger à distance via un puissant projecteur. Ces tags éphémères peuvent être gigantesque, s’étaler sur une façade entière et être utilisé comme de formidables outils de propagande.

 

Les actions du G.R.L. ne sont pas sans rappeler l’image fulgurator de Julius von Bismarck signalé il y a quelques mois sur un blog de Wired. Dans un genre plus intimiste, le fulgurator permet d’insérer dans le décor des messages invisibles à l’oeil qui en revanche apparaîtront dans des prises de vue numériques. Le fulgurator fonctionne comme un projecteur d’images, c’est juste une chambre inversée (la démo ici). Et ce simple retournement en fait une arme redoutable pour hacker les photos des touristes, faire surgir du sens au sein de ce que nous considérons habituellement comme le comble du convenu. 

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Ces initiatives ne sont sans doute que des symptômes, mais leur existence même démontre qu’il existe quelques esprits tordus et ingénieux prêts à défier l’ordre tout puissant de l’image publicitaire et institutionnelle. Enfin, que le hacking (devrait-on dire « détournement » en français ?)  est une pratique susceptible de se diffuser dans les espaces publics.

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Du webcasting au richmedia, l’image en mouvement sur le Web

avril 1, 2008

Qu’est-ce que le cinéma, au tout début ? Il ne s’agit que d’un procédé qui permet de projeter 18 photogrammes par seconde, soit 18 images fixes les unes après les autres, et cette succession rapide d’images crée l’illusion du mouvement. Exactement de la même manière qu’un flip-book, on le tient dans les mains, et on sait très bien que le mouvement y est une illusion. Mais c’est une illusion qui fonctionne. Car le mouvement n’est rien d’autre qu’une illusion, fondée sur le paradoxe de Zénon d’Elée.

Le paradoxe de Zénon d’Elée ou l’histoire d’Achille et la tortue montre qu’il est impossible de diviser le mouvement, sauf à produire un paradoxe logique, ou plutôt un paradoxe temporel. Selon Zénon, la flèche n’atteint jamais sa cible. De la même manière qu’une photo ne décrit jamais un mouvement. Or, dans la cinéma comme dans la réalité, la flèche atteint bien la cible.